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Enfants de Palestine

Enfants de Palestine

10 juillet 2026

Enfants de Palestine – Deux histoires de Cisjordanie regroupe, sous un titre programmatique, deux courts métrages documentaires : Still Playing du réalisateur franco-algérien Mohamed Mesbah et Intersecting Memory de la réalisatrice palestinienne Shayma' Awawdeh. Donnant à voir la vie en Cisjordanie occupée, sous le joug de la colonisation israélienne, le premier dépeint le quotidien de Rasheed Abueideh, développeur de jeu vidéo et père de famille palestinien, à la fin de l’année 2024, tandis que le second donne à entendre les souvenirs d’enfance d’une narratrice sur des images de la seconde Intifada, tournées au début des années 2000. Deux films qui comptent de nombreux passages et prix en festival et qui, grâce à une codistribution de Luna Productions et Don Quichotte Films, accèdent désormais au circuit des salles françaises. Les films palestiniens ou sur la Palestine n’ont jamais quitté les festivals, et font même l’objet de programmations propres, mais peinent parfois à faire ce saut, d’autant plus en ce qui concerne les courts métrages documentaires. C’est donc là déjà une bonne nouvelle qu’un public plus large puisse avoir accès à ces deux films.

Colonisation, délires et cauchemars

Premier film du programme, Still Playing brosse le portrait de Rasheed Abueideh, développeur de jeux vidéo vivant avec sa famille à Naplouse. Avant même d’évoquer l’occupation et la colonisation de la Cisjordanie, il faut dire que le film capture finement la relation entre cet homme et ses deux enfants. Relation que l’on sent trouble, à la fois pleine d’amour et minée par une distance latente. Rasheed lui-même se dit « introverti » et a un besoin de s’isoler parfois. Leur relation s’incarne notamment par leur participation complice, mais aussi tendue par moments, à une compétition de robots Lego Mindstorm : un moyen, dit-il plus tard, « de [s]e rapprocher d’eux ». Cependant, il y a quelque chose au-delà. Dans ses moments de silence, lorsqu’il ne travaille pas sur son jeu, Rasheed regarde sur les réseaux des images du génocide à Gaza, où apparaissent notamment des enfants. Dès les premières séquences, le parallèle entre les fils de Rasheed et les enfants martyrs de Gaza est là – les premiers pouvant devenir les seconds, et les seconds ayant été les premiers. Mais ce parallèle est avant tout vécu par leur père, ce que va dévoiler progressivement le film.

C’est en représentant précisément cette relation filiale que Still Playing capture d’abord, par une voie de traverse et en l’occurrence sur le mode particulier de ses conséquences sur l’intime, l’ampleur de la violence coloniale. Le génocide point sur les écrans des téléphones et à la radio : un hors-champ qui nous accompagne de toute façon tristement lors d’un tel visionnage. Vers la fin du film, la pudeur de Rasheed se fissure et il explicite davantage son rapport à ses enfants. Celui-ci se construit sur un tiraillement qu’il expose de façon directe : « [C]’est ta nature de les aimer. C’est dans ton sang. Mais tu as peur de t’attacher à eux. » Or, cette peur de l’attachement est évidemment liée aux conditions de vie qui sont les leurs. Dans une autre scène, lors d’un raid mené par des colons israéliens, il explique que ses enfants avaient prévu de venir jouer dans ce quartier ce soir-là. Rasheed poursuit ainsi en racontant une anecdote glaçante. Ses paroles, jusque-là assez rares, sont soudain d’un tranchant qui éclaire différemment toutes les scènes quotidiennes documentées jusque-là :

J’ai eu un souci personnel. J’ai eu un nouveau-né, il y a quelques mois. Les deux, trois premières semaines, je ne pouvais pas le tenir dans mes bras. Chaque fois que j’essayais, j’avais peur. C’est tellement intense ce que tu vois et ce que tu vis tous les jours… Quand j’ai voulu le prendre dans mes bras, toutes ces images me sont revenues en tête [flashbacked]. Je n’arrivais pas à tenir mon bébé… pendant les deux, trois premières semaines de sa vie.

Le portrait psychique de cet homme ne signifie pour autant pas que le film se réduise à sa seule individualité : les souffrances de Rasheed prennent racine dans la situation socio-historique dans laquelle il se trouve. De fait, le rapport entre « guerre coloniale et troubles mentaux », titre du dernier chapitre des Damnés de la terre de Frantz Fanon, est établi depuis bien longtemps. Dans son célèbre ouvrage, le psychiatre et militant martinico-algérien ouvrait sa série d’études de cas cliniques en déclarant d’emblée son ennemi : « [l]’impérialisme […] abandonne ça et là des germes de pourriture qu’il nous faut implacablement détecter et extirper de nos terres et de nos cerveaux. »1

1.Frantz Fanon, Les Damnés de la terre, La Découverte, 2002 [1961], p. 239. ↩︎

Fanon et l’analyse qu’il tire des troubles psychiques – à la fois chez les colonisé·es et chez les colons – pendant la révolution algérienne permet de préciser en quoi le portrait de Rasheed dans Still Playing est aussi, par extension, un portrait de la Palestine occupée. En effet, Fanon note que, la plupart du temps, les troubles qu’il voit vont être compris en psychiatrie à l’aune de « l'événement qui a déclenché la maladie »2, plutôt qu’à travers l’environnement et la logique d’une causalité plus diffuse. Or, pour lui, dans ses études de cas, « l'événement déclenchant est principalement l’atmosphère sanglante, impitoyable, la généralisation de pratiques inhumaines, l’impression tenace qu’ont les gens d’assister à une véritable apocalypse. »3 De même aujourd’hui, en Palestine occupée, il serait vain ou naïf d’essayer de comprendre le malheur ou la folie sans les relier à la guerre et à la colonisation.

2.Ibid., p. 241. ↩︎
3.Ibid. ↩︎
Still Playing (2026)

En utilisant notamment les créations vidéoludiques de Rasheed, Still Playing donne à voir ces troubles dont parlait Fanon. L’esthétique de Liyla and the Shadows of War est celle du cauchemar : les missiles qui percent soudain l’écran ont – pour celleux qui n’ont pas l’expérience de la guerre comme repère – la soudaineté d’un réveil en sursaut. À cela s’ajoute bien sûr l’utilisation de silhouettes fantomatiques et d’une palette quasi monochrome. Dans le prochain jeu de Rasheed, Dreams on a Pillow, les cauchemars et délires ont d’ailleurs une place centrale dans le gameplay : lorsque la protagoniste s’éloigne de son oreiller pour passer un obstacle, elle se met à avoir des visions et commence à délirer. La légende dont s’inspire le jeu veut en effet qu’une femme, pendant la Nakba en 1948, ait oublié de prendre son enfant et pris à la place un oreiller dans la précipitation du départ.

À travers son jeu, Rasheed politise cette peine – que l’on devine être aussi la sienne – et les cauchemars qui envahissent l’écran ne sont rien d’autres que les incarnations, au même titre que les missiles de son premier jeu, de la violence coloniale. En d’autres termes, pour reprendre l’idée de Gilles Deleuze et Félix Guattari, « [q]uelqu’un qui délire, c’est à la lettre quelqu’un qui hante le champ social, le champ historique »4. Pour eux, notamment dans L’Anti-Œdipe5, le délire n’est pas tant relié à l’histoire personnelle et familiale qu’à celle du monde et des sociétés humaines. Une perspective qui prolonge le diagnostic de Fanon sur ses cas algériens, selon qui « c’est cette guerre coloniale qui très souvent prend l’allure d’une authentique génocide […] qui est l’évènement déclenchant »6. La guerre et la colonisation se voient donc dans un immeuble ébréché par un missile, des brancards de martyrs, mais aussi dans une relation filiale empêchée ou un regard vide, hanté par des cauchemars.

4.Cours du 27 mai 1980 de Gilles Deleuze, « Anti-Œdipe et autres réflexions », à l'Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis. ↩︎
5.Gilles Deleuze et Félix Guattari, L’Anti-Œdipe. Capitalisme et schizophrénie, Éditions de Minuit, 1972. ↩︎
6.Frantz Fanon, op. cit., p. 241-242. ↩︎

Revenons à Liyla and the Shadows of War et Dreams on a Pillow, les deux jeux de Rasheed Abueideh au cœur de Still Playing7. En cela, le film paraît presque co-réalisé par le développeur, tant ses décors et son game-design apparaissent souvent à l’écran et deviennent des fragments essentiels de son portrait. Son travail semble avoir pour lui une double fonction. D’abord – et je pense qu’il est nécessaire de bien comprendre cette vertu – une fonction cathartique, presque vitale, en parvenant à canaliser les traumatismes de la guerre et de sa situation de père esseulé. Il le dit lui-même, lorsqu’il explique pourquoi il passe sa vie à coder : « Tu peux comprendre une machine, mais pas un être humain. » La logique informatique lui offre un repos. Le jeu a ensuite pour lui une fonction plus militante de sensibilisation au public. Selon Rasheed, le jeu vidéo est aujourd’hui le meilleur moyen « pour partager ses sentiments ». Les séquences où des streameurs jouent à Liyla and the Shadows of War montrent de fait combien l’identification à son personnage rend l’expérience (vidéoludique) de la violence de la guerre plus marquante, ancrée dans les sensations d’un corps. 

7.Un élément intéressant, qui n’est pas mentionné dans le film, est que le premier sort en 2016 mais a été banni par Apple de sa plateforme. Ce n’est qu’après une campagne de soutien que la multinationale états-unienne est revenue sur sa décision. À nouveau, la silenciation des voix palestiniennes n’a pas commencé il y a deux ans. Aujourd’hui, après deux campagnes de financement participatif ayant récolté plusieurs centaines de milliers de dollars ainsi qu’une dernière en cours, le second jeu semble approcher de la fin de sa production et peut dorénavant être ajouté à sa liste de souhaits de Steam. ↩︎

Pourtant, cette perspective n’est pas garantie, et Rasheed a plus que quiconque conscience de la difficulté de sa tâche. Il le dit lui-même : « Ma principale raison d’être, c’est d’être assez fou pour croire que je peux vous ouvrir les yeux et vous sensibiliser en créant des jeux. » Cette remarque, issue d’une conférence à la Game Developers Conference (GDC) en 2014 qu’il se repasse dans le film, revêt un caractère réflexif qui s’adresse également à nous, spectateur·ices de cinéma. Je pense ici à la première séquence du film, où Rasheed demande, un peu ironiquement, si c’est la première fois que le cinéaste qui le filme assiste à un raid de colons israéliens. Il y a dans cette remarque tristement amusée un même pessimisme que dans son discours à la GDC, comme si le travail de témoignage sur la réalité palestinienne était condamné à sans cesse repartir de zéro.

Still Playing (2026)

Des souvenirs à l’autre

Deuxième court d’Enfants de Palestine, Intersecting Memory propose un récit plus distendu, dont la forme plus sobre articule le récit intime des souvenirs d’une femme, narrée en voix-off par la cinéaste Shayma' Awawdeh, avec des archives tournées à Al-Khalil dans les années 2000 par une autre femme, Hannah Musleh. Dans le flux contemporain des images du génocide, celles du film ont un premier rôle, peut-être trivial mais nécessaire, de documenter pour rappeler, en l’occurrence, la seconde Intifada. Le grain de l’image historicise la colonisation de la Palestine, là où ses partisan·nes ont essayé de la réduire à la temporalité hyper-contemporaine du gouvernement fasciste de Benjamin Netanyahu. Ces archives montrent donc, si tant est qu’il fut encore nécessaire de le rappeler, que la colonisation n’a pas débuté après le 7 octobre 2023 et que les images de lutte et de massacre n’ont pas non plus commencé sur les réseaux.

Ces images figurent un quotidien où les enfants sont omniprésent·es, à la fois victimes de la répression mais aussi acteur·ices de la résistance, lançant des pierres ou mettant en joug les soldats coloniaux à l’aide d’une bouteille en plastique vide. Un vertige nous prend alors, tant il n’y a pas de différence fondamentale avec les images qui nous parviennent depuis deux ans et demi. On y voit les mêmes morgues où des familles pleurent sur un cadavre qui n’a pas 10 ans, la même disproportion des moyens militaires, les mêmes ruines d’où l’on extrait des corps. Seule l’intensité et l’échelle se sont aujourd’hui démultipliées, comme le soulignait déjà Rasheed dans Still Playing sur le génocide en cours par rapport à la guerre de 2014. Le cœur du film se trouve dans ce jeu entre la mémoire et l’oubli. Il s’ouvre avec les propos rapportés de la mère de la narratrice – « Heureusement que j’oublie » – et se clôt sur le récit d’un souvenir entamé par un émouvant « Je n’oublierai jamais… ». La nécessité tantôt d’oublier et de se ressouvenir s’applique à la fois à la mémoire personnelle et à la mémoire collective. Comme Still Playing, tout en restituant la violence de la colonisation, Intersecting Memory en explore les conséquences psychiques, sur la capacité notamment à se souvenir et, plus important encore, l’envie d’oublier.

L’intime et le collectif sont donc branchés mutuellement l’un sur l’autre. Les images des autres viennent ici pallier leur absence dans la vie de la personnage principale, entretenue par l’oubli désiré par sa mère. La tension du film se joue alors logiquement dans la friction entre ce récit intime d’évènements relativement banals, communs à une majorité d’enfances (une rentrée à l’école, une visite à la famille, les jeux) et le fait que cette enfance ait été menée dans le contexte de la seconde Intifada. Comme dans le montage de Still Playing, passant des félicitations de Rasheed à ses enfants pour leur concours de robotique à la bénédiction post-mortem d’un enfant dans une morgue, cette superposition montre toute la tragique complexité de cette existence dans les territoires occupés. Les enfants de Palestine sont à la fois des enfants et des victimes de l’atrocité de la guerre mais aussi, potentiellement, des révolutionnaires – à l’image du plan époustouflant où la filmeuse suit un enfant chargeant un tank d’où émane une épaisse fumée blanche. C’est là aussi le sens de cette programmation conjointe, qui permet d’en restituer toute l’ambivalence : ne pas nier la part d’enfance qui résiste en contexte colonial et génocidaire, et en même temps comprendre combien ce cadre la rend justement impossible.

L’alternance entre les images et la voix-off d’Intersecting Memory ne se fait cependant pas toujours sur le mode du contrepoint, ou sur celui d’un éclairage alternatif des paroles par les images. Parfois s’impose une forme de littéralité entre les deux. Cette soudaine capacité des images à illustrer le récit apporte parfois un sentiment de complétude, comme l’alignement, fugace, d’un souvenir parfaitement ressaisi. Une de ces séquences où s’intersectent images et paroles voit par exemple la narratrice raconter sa rentrée scolaire. Les archives montrent un groupe de petites filles, habillées en bleu clair, devant un barrage militaire israélien, tandis que l’on entend, sur la bande-son : « Je suis allée au camp de réfugiés d’Al-Aroub pour la première fois avant ma rentrée en primaire. Tu m’as emmenée chez ton amie couturière et cousu ma blouse bleue rayée. Le premier jour d’école, je portais cette blouse, un nœud blanc dans les cheveux, un col en dentelle, des chaussettes à volants, des chaussures neuves et un cartable multicolore que j’ai toujours. » Alors on se dit : par un miracle de l’archive, la narratrice ne pourrait-elle pas être cettepetite fille que l’on voit à l’écran ?

Par contraste, ces moments d’épiphanie révèlent la difficulté de façonner une mémoire dans un tel contexte, rappelant combien celle-ci doit passer par des procédés complexes – à l’image du dispositif du film – pour perdurer. On en vient même à s’interroger sur le processus de fabrication du film : la cinéaste est-elle partie de ses souvenirs et a-t-elle cherché, au fil de son montage, des images pour les illustrer ? Ou bien, au contraire, certaines archives ont-elles fait émerger en elle des souvenirs oubliés ? Voire ont conduit à leur (re)création ? Ces multiples configurations qu’Intersecting Memory esquisse montrent bien la plasticité et malléabilité de la mémoire, faite de résurgences, d’occultations souhaitées et involontaires, d’efforts conscients et de nombreux hasards.

Intersecting Memory (2026)

*

Still Playing et Intersecting Memory composent un portrait tout aussi tragique, mais moins spectaculaire, que celui que brossent toutes les images de destruction qui nous parviennent, dont « la brutalité […] est également diluée par leur quantité et leur infinie répétition », ce qui nous force, comme le remarquait Lola dans son texte, à tenter de « regarder vraiment ». Les deux courts d’Enfants de Palestine proposent en effet de vraiment regarder, écouter et essayer de comprendre deux Palestinien·nes : Rasheed Abueideh et la narratrice d’Intersecting Memory. Il s’agit de deux films qui préfèrent à la documentation de la destruction physique celle de la destruction psychique (si tant est qu’il y ait un sens à distinguer les deux) : les béances d’une mémoire amputée, les difficultés à aimer sans crainte ses propres enfants, tant la peur de les perdre peut faire obstacle à l’attachement.

Enfin, parce que ces deux films décident de prendre au sérieux le réel dont ils ont fait leur sujet, ils captent nécessairement l’implacable force et le courage qui résistent à cette destruction – et qui sont celles de l’ensemble des Palestinien·nes. On y retient le courage d’un homme qui se bat pour essayer de transmettre son expérience et ses cauchemars par un jeu, ou encore la beauté d’un fragment de mémoire soudain recomposé avec l’aide d’un·e autre. La dernière séquence d’Intersecting Memory, dans une nuit où le ciel brille à cause des missiles, est à ce titre bouleversante. N’est-ce pas là l’ultime pied-de-nez de l’enfant face au colon, que de faire de ses bombes, dont la lumière se décalque sur les murs et fait de belles ombres, un souvenir chéri ? Ou comment, face à une guerre « qui bouleverse et casse le monde »8, préserver son regard comme sa dignité.

8.Frantz Fanon, op. cit., p. 241-242. ↩︎
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Notes

1.
Frantz Fanon, Les Damnés de la terre, La Découverte, 2002 [1961], p. 239. ↩︎
2.
Ibid., p. 241. ↩︎
3.
Ibid. ↩︎
4.
Cours du 27 mai 1980 de Gilles Deleuze, « Anti-Œdipe et autres réflexions », à l'Université Paris 8-Vincennes-Saint-Denis. ↩︎
5.
Gilles Deleuze et Félix Guattari, L’Anti-Œdipe. Capitalisme et schizophrénie, Éditions de Minuit, 1972. ↩︎
6.
Frantz Fanon, op. cit., p. 241-242. ↩︎
7.
Un élément intéressant, qui n’est pas mentionné dans le film, est que le premier sort en 2016 mais a été banni par Apple de sa plateforme. Ce n’est qu’après une campagne de soutien que la multinationale états-unienne est revenue sur sa décision. À nouveau, la silenciation des voix palestiniennes n’a pas commencé il y a deux ans. Aujourd’hui, après deux campagnes de financement participatif ayant récolté plusieurs centaines de milliers de dollars ainsi qu’une dernière en cours, le second jeu semble approcher de la fin de sa production et peut dorénavant être ajouté à sa liste de souhaits de Steam. ↩︎
8.
Frantz Fanon, op. cit., p. 241-242. ↩︎